Radicalisation islamiste à la RATP, les nombreuses failles d’une association pour « enfants trans » en Angleterre révélées, une femme poursuivie pour homicide après une fausse couche aux États-Unis

En France

Des faits de radicalisation islamiste sont de plus en plus constatés dans les services publics, en particulier les services de la RATP. On rapporte des cas d’agents de la RATP refusant de serrer la main à des femmes ou de participer à des réunions mixtes, allant jusqu’à porter des gants pour éviter de toucher un volant qui a été touché par une femme.

Le collectif Alliance Citoyenne, composée de femmes militant pour la banalisation du port du voile, ont de nouveau investi une piscine municipale en burkini, affirmant que le règlement des piscines qui l’interdisent constitue une « discrimination » qui empêche les femmes voilées de se baigner.

À Saint-Nazaire, des cas d’agressions et de harcèlement à caractère sexuel ont été rapportés par plusieurs femmes. Martin Arnout, adjoint aux finances, a été accusé par Lauriane Deniaud d’agression sexuelle sur une des élues en 2014, la conseillère municipale Gaëlle Betlamini. Cette élue s’est identifiée lors d’une conférence de presse organisée par d’autres élues de la municipalité, issues d’un collectif formé pour signer une tribune dans laquelle plusieurs élus dénoncent l’inaction du maire de Saint-Nazaire, David Samzun, ainsi que la plainte en diffamation portée par Martin Arnout. Selon le collectif, cette plainte à pour objectif de discréditer sa victime et les femmes qui attestent du climat sexiste qui règne parmi la majorité municipale. Gaëlle Betlamini, qui n’a pas porté plainte à ce jour, vient de démissionner de ses fonctions.

La société d’avocats Ruben & Associés ont relaté sur Twitter l’histoire d’une femme retenue en détention provisoire à Montrouge pendant 8 heures après avoir appelé la police suite à son agression par un homme rencontré sur Tinder lors de leur premier rendez-vous. La jeune femme a été dissuadée de porter plainte au risque de « gâcher la vie » de l’agresseur, son taux d’alcoolémie a été mis en cause et contrôlé (celui de l’agresseur non). On a dit à son avocat qu’elle était « hystérique », « pas en état », « pas cohérente ». Elle sera menottée à un banc et rapportera qu’elle a dû uriner dans sa cellule, n’étant pas autorisée à se rendre aux toilettes, entre autres humiliations. Elle est citée à comparaître pour outrage envers les forces de l’ordre en 2020. De son côté, elle a porté plainte contre son agresseur et saisi l’IGPN pour les mauvais traitements qui lui ont été infligés au commissariat.

Une adolescente de 16 ans a été séquestrée pendant plusieurs jours dans un immeuble parisien par un homme de 30 ans converti à l’islam et radicalisé, qui souhaitait l’emmener en Syrie pour participer au jihad. Une autre femme, de 18 ans, et qui se trouvait dans la cave de l’immeuble, est soupçonnée de complicité. Une enquête est en cours.

Un homme qui a tenté à plusieurs reprises d’assassiner sa femme en la séquestrant, et qui a également tué son chat, a été condamné à 36 mois de prison dont 18 avec sursis.

Dans le monde

Depuis l’annonce d’une remise de prix récompensant son travail, la dessinatrice allemande Franziska Becker fait face à des accusations de racisme et de misogynie pour des caricatures portant sur l’islamisme et le port du voile. Selon le Point, « Franziska Becker s’est engagée dans le mouvement féministe dans les années 1977. Pionnière dans un monde des caricaturistes très masculin, étant l’une des premières à traiter par l’humour du sexisme […]. » Cette polémique survient alors que le journal du New York Times annonçait le 10 juin dernier la fin de la publication de caricatures dans ses pages.

La justice espagnole a reconnu le viol collectif d’une jeune fille commis en juillet 2016 par un groupe d’hommes auto-proclamé la Meute (« Manada » en espagnol), qui avaient filmé leur crime. Une vague d’indignation avait ébranlé le pays au moment de l’affaire, et encore après le jugement, de nombreuses associations féministes dénonçant la peine dont les hommes avaient écopé, jugée trop minime (9 ans de prison ferme). Le viol n’avait pas été retenu, les hommes étant condamnés pour « abus sexuels ». Ils ont maintenant été condamnés à 15 ans de prison chacun.

Le guide pratique du « traitement égalitaire » dans les institutions judiciaires en Angleterre (Equal Treatment Bench Book) stipule dans sa révision de mai 2019 que les pronoms d’une personne comparaissant au tribunal doivent être respectés selon son identité de genre, même si elle n’a pas obtenu de certificat attestant de son « genre », et que son sexe de naissance ne devrait être évoqué que dans le cas où il serait « pertinent » à l’affaire. On ne sait ce que cela implique pour les plaignants qui témoignent contre un agresseur de sexe masculin. Mais déjà en avril 2018, Maria Maclachlan avait été réprimandée par le juge pour avoir désigné son agresseur par des pronoms masculins durant l’audience, et sa demande de dédommagement avait été refusée pour ce motif.

La chercheuse Cathy Devine a interrogé quinze femmes athlètes britanniques sur les nouvelles mesures du Comité International Olympic, qui autorise les hommes s’identifiant comme des femmes à prendre part aux compétitions féminines. Onze d’entre elles partagent l’opinion qu’il « ne sera jamais juste que des athlètes transgenres étant passés par la puberté masculine soient admis dans le sport féminin. » Elles sont également frustrées par la décision du Comité, prise sans les consulter en amont. Devine admet que le petit échantillon n’est pas suffisant pour être représentatif mais constitue un point de départ. Joanna Harper, une femme trans qui conseille le Comité, avance que « les désavantages sociaux » des femmes trans sont bien plus importants que les avantages physiologiques qu’elles peuvent avoir, qu’elles sont « sous-représentées » et que par conséquent leur participation « n’est pas nécessairement injuste. »

L’association britannique Mermaids, qui encourage la transition médicale des enfants déclarant s’identifier au sexe opposé, fait l’objet d’une nouvelle polémique et d’une enquête depuis que la directrice Susie Green a accidentellement rendu public les échanges de mail entre l’association et les parents des enfants qu’ils accompagnent dans leur parcours de transition, dévoilant de nombreux détails intimes, ainsi que les adresses, les noms et les numéros de téléphone des familles. Parmi ces emails, des centaines ont révélé des dysfonctionnements internes, certains membres du conseil de l’administration partageant leurs doutes sur la direction de Susie Green, l’accusant de prendre des décisions sans les consulter. Des parents ont aussi critiqué l’association, l’assimilant à une « secte » et ont le sentiment que leurs enfants ont été poussés à tort vers la transition sans que d’autres options soient envisagées.

En Alabama, aux États-Unis, une femme du nom de Marshae Jones est poursuivie pour homicide pour avoir fait une fausse couche suite à une altercation avec une femme au sujet du père du bébé. La femme lui a tiré dans l’estomac avec une arme à feu, ce qui a tué le foetus. Les autorités estiment que Marshae Jones est responsable de sa mort pour avoir provoqué cette altercation. « Ne perdons pas de vue que la véritable victime, c’est le bébé, » a déclaré le Lieutenant de police Danny Reid. « Elle n’a pas choisi d’être impliquée dans cette altercation inutile alors qu’elle comptait sur sa mère pour la protéger, » a-t-il ajouté, avançant que la mère n’aurait pas dû chercher le conflit.

Aux États-Unis, dans l’État de New York, une loi proposée par Andrew Cuomo pour autoriser la GPA commerciale a été rejetée par les législateurs. Elle était soutenue au motif d’accorder des droits aux couples homosexuels.

Dans le Kentucky aux États-Unis, un homme ayant assassiné un enfant de 12 ans et qui a par le passé été condamné pour agression sexuelle sur une fillette de 6 ans, a déclaré durant l’audience s’identifier comme une femme ; il a ainsi réclamé que les documents du procès le citent avec des pronoms féminins. Son crime sera archivé comme ayant été commis par une femme.

En Russie, trois soeurs adolescentes ont assassiné leur père abusif et violent après des années d’agressions sexuelles et des passages à tabac quasi quotidiens. L’affaire a relancé le débat sur les violences domestiques dans le pays, en particulier envers les femmes, et qui ne sont pas reconnues par l’État. Les plaintes aux autorités sont systématiquement ignorées. Pire, depuis 2017, une grande partie des violences domestiques ont été dépénalisées. Dans la première version du texte qui a été voté à une écrasante majorité, la « préservation des valeurs traditionnelles familiales » était invoquée. Les soeurs seront jugées au mois d’août prochain.