Agressions sexuelles par des enseignants à l’université, des femmes en burkini à Grenoble, une loi anti-IVG adoptée en Alabama

En France

Médiapart a publié une enquête sur le harcèlement sexuel dans les universités, notamment de la Sorbonne. Certains accusés font l’objet de rumeurs et de témoignages depuis de longues années. Plusieurs enseignants font l’objet d’une enquête interne.

Des femmes musulmanes, accompagnées du collectif Alliance Citoyenne, se sont baignées en burkini dans une piscine municipale à Grenoble, malgré l’interdiction du règlement. Le collectif réclame la modification de la politique des piscines municipales. Le maire de la ville, Eric Piolle, a préféré maintenir ses distances dans un communiqué.

Un homme de 47 ans est jugé en assises pour le viol de sa fille adoptive lorsqu’elle avait 14 ans, au moment où sa femme se reposait à l’hôpital après une césarienne. Il a reconnu les faits, mais nie avoir recommencé les soirs suivants, ce que maintient la victime.

Le procès de Cédric Mahieu s’est ouvert lundi, et devrait se terminer jeudi. L’homme est jugé pour l’homicide volontaire de sa fille de 3 ans, qu’il a noyée pour se venger de son ex-compagne. Elle avait obtenu la divorce et la garde de leur fille. Il avait été notamment condamné à 12 mois de prison pour harcèlement envers sa compagne.

Dans le monde

Des femmes roumaines ont été libérées d’un réseau de prostitution à la Jonquera, une commune en Catalogne connue pour abriter de nombreuses maisons de passe, près de la frontière française.

Aux États-Unis, l’état de l’Alabama a voté une loi permettant de poursuivre en justice les médecins qui le pratiquent. Ils encourent une peine de 10 à 99 ans de prison. Le viol et l’inceste ne constituent pas des exceptions. La santé de la mère est jugée comme seul motif acceptable de recours à l’IVG.

En Floride, toujours aux États-Unis, une femme du nom de Tammy Jackson a dû accoucher seule dans sa cellule. Elle a passé sept heures sans aucune aide médicale, ses cris de détresse ont été ignorés. Ce n’est que quelques heures après avoir donné naissance à son enfant qu’un médecin et deux infirmières se seraient déplacés pour lui porter assistance.

Mina Mangal, militante afghane pour les droits des femmes, a été assassinée par deux hommes en sortant de chez elle pour aller travailler. Son ex-mari est suspecté : Mangal avait dénoncé son mariage forcé à cet homme et les violences conjugales dont elle était victime. Le divorce avait été finalisé plus tôt en mai 2019.

En Inde, une femme a dû être opérée pendant quatre heures pour extraire de son corps la poignée d’une motocyclette que son mari lui avait inséré dans le vagin deux ans plus plus tôt, vraisemblablement au terme d’une dispute concernant les relations extra-conjugales du mari. La femme rapporte qu’il était saoul et l’avait menacée de mort si elle parlait. Au fil des années, la poignée a causé de nombreuses blessures graves, forçant les médecins à lui retirer l’utérus. L’homme a été placé en garde à vue.

À bord d’un sous-marin lanceur de missiles, des marins ont créé des « listes de viol » où ils notaient leurs collègues femmes en décrivant leur apparence et les actes sexuels qu’ils auraient aimé pratiquer avec elles, des actes décrits comme « agressifs ». Le commandant de bord a été remercié suite à son inaction au regard de cette affaire, deux marins ont été renvoyés à la vie civile et d’autres ont fait l’objet de procédures administratives.