Fermeture des maternités, premières greffes d’utérus, reconnaissance de l’identité de genre dans les universités, une prison pour femmes accueille des hommes à Londres, Amsterdam interdit les visites guidées du quartier rouge

En France

Entre 2012 et 2014, 6700 femmes ont accouchés hors d’une maternité. L’Humanité a publié un compte-rendu des conséquences de la fermeture des petites maternités en France. On estime qu’en 40 ans, deux tiers des maternités françaises ont fermé leurs portes, contraignant les femmes à accoucher dans des conditions dangereuses, parfois sur le bord de la route.

Deux centres médicaux, le CHU de Limoges et l’hôpital Foch de Suresnes, se préparent à effectuer les premières greffes d’utérus en France, pour les femmes qui sont nées sans ou qui ont perdu leur utérus à la suite d’un accident ou d’une maladie.

Un centre d’hygiène pour les femmes sans-abri a ouvert dans le 12ème arrondissement de Paris. Il est géré par le SAMU social qui a aussi installé un dispositif d’aide sociale et médico-psychologique. De plus en plus de femmes se retrouvent à la rue, refusant les centres d’hébergement mixte pour échapper aux violences masculines.

À l’Université de Poitiers, la sculpture d’un clitoris géant a été volée une seconde fois sur le campus, après un premier vol en mars 2018. La plaque descriptive, qui dénonçait les mutilations génitales féminines, a été a arrachée de son support. Une enquête est en cours.

Un collectif scientifique appelle à la vaccination des filles et des garçons contre le papillomavirus. Seulement 20% des jeunes filles sont vaccinées, en deçà d’un objectif médical de 60%. Les garçons étant donc également exposés à des risques d’infection élevés, le collectif souhaite promouvoir une « vaccination universelle gratuite ou remboursée, sans distinction de sexe ou de risque ».

La Ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, s’est déclarée favorable à la reconnaissance des prénoms d’usage des personnes trans sur les listes d’appel et d’examens ainsi que des cartes étudiantes, quelque soit l’état civil réel. Le ministère a annoncé une série de mesures à cet effet.

Dans l’Eure, une femme enceinte de neuf semaines a sauté par la fenêtre de son domicile pour échapper aux coups de son compagnon. Elle a été transportée à l’hôpital de Gisors, grièvement blessée.

Un homme a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour des viols répétés sur sa fille, entre l’âge de 11 et 13 ans. La victime était parvenue à prouver les faits en enregistrant des aveux lors d’un voyage en voiture.

Dans le monde

Des femmes ont protesté à la prison pour femmes de Downview à Sutton, dans le sud de Londres en Angleterre, à la suite de l’ouverture d’une aile réservée aux femmes transgenres. La mesure s’inscrit dans une politique d’inclusion d’hommes s’identifiant comme des femmes de manière à ce qu’ils puissent faire l’expérience du « système carcéral selon leur identité de genre ». Suite à l’agression de plusieurs femmes par Karen White, un homme condamné pour viol et agression sexuelle sur mineur qui avait obtenu son transfert dans une prison pour femmes en vertu de son « identité », le Ministère de la Justice a décidé de mettre en place une unité spéciale réservée aux femmes transgenres à la prison de Downview. Malgré sa promesse d’une séparation totale, le Ministère de la Justice a confirmé que les détenus transgenres se mêlent aux femmes dans tous les aspects de la vie carcérale. Contrairement aux prisonnières, ces détenus sont considérés comme particulièrement dangereux, une grande partie d’entre eux ayant été condamnés à des infractions et des agressions de nature sexuelle. Des associations féministes, comme Fair Play for Women, sont inquiètes.

Au Liban, des femmes ont manifesté pour le droit de transmettre leur nationalité à leurs enfants. La loi, depius 1925, n’autorise que les hommes à transmettre la nationalité libanaise à leurs enfants.

Dans le Nebraska, aux États-Unis, une femme de 61 ans a mis au monde l’enfant de son fils avec un don d’ovule par la soeur du compagnon de ce dernier.

L’État de Brunei, sur l’île de Bornéo, a voté une loi de la charia (loi islamique) condamnant l’homosexualité et l’adultère par lapidation. Les organisations de défenses des droits humains ont condamné cette décision et appelé l’État à revenir sur ces mesures. Les lois de la charia n’ont cessé de s’imposer depuis son instauration en 2014.

En Côte d’Ivoire, le gouvernement a annoncé un projet de réformes des lois sur la filiation, le mariage et la succession, qui devrait garantir plus de droits aux femmes. Entre autres, les veuves sont facilement expulsées du domicile par la famille du défunt et n’ont le droit à aucun héritage.

À partir de 2020, Amsterdam interdira les visites guidées touristiques du quartier rouge où se situent les maisons closes à vitrine. Ces visites ont pour objectif de promouvoir la traite sexuelle des femmes au moyen d’une propagande visant à assainir la réalité de la prostitution aux Pays-Bas, présentant sa légalisation comme une réussite, alors qu’elle a favorisé le crime et reste hors de contrôle des autorités. En 2005, l’agence de voyage Thomas offrait des visites touristiques, y compris aux enfants, dont le ticket était gratuit en-dessous de 3 ans.

Au Canada, Matthew Harks, condamné pour agressions sexuelles sur trois fillettes de moins de 8 ans, s’identifiant maintenant comme une femme sous le nom de Madilyn Harks, a été relâché dans la ville de Brampton, dans l’Ontario. La communauté de Brampton, qui compte la plus large population juvénile du Canada, n’a pas été consultée. Le maire de la ville, Patrick Brown exige du gouvernement fédéral des explications quant à cette décision.

En Écosse, Peyton Rose, un chanteur s’identifiant comme une femme, a été désinvité de la Trans Pride, une marche de fierté pour les personnes transgenres, après avoir incité le public sur Twitter à porter des coups de poing à la gorge aux féministes radicales du groupe For Women Scotland.

Aux États-Unis, le gouverneur du Mississippi, Phil Bryant, a signé une loi interdisant l’avortement lorsque les battements de coeur d’un foetus sont détectés, aux alentours de six semaines, alors que de nombreuses femmes ne détectent leur grossesse que plus tard. Le politicien a invoqué la protection de la vie du foetus mais également celle de la santé morale et physique de la mère. Plusieurs organisations ont prévu de faire appel.