Agressions sexuelles et viols au PCF et au MJCF, création d’un master en « études de genre » à Paris 1, une loi proposée au Texas pour punir l’IVG de la peine de mort, une allemande membre de l’EI jugée pour la mort d’une fillette yézidie achetée comme esclave

En France

Neuf membres du Parti communiste français et du Mouvement des jeunes communistes de France ont été exclus ou suspendus après avoir été accusés de viol et d’agressions sexuelles sur des militantes. En octobre dernier, des militants avaient déjà accusé le MJCF d’étouffer plusieurs cas d’agressions en blâmant les victimes de manière à ce qu’elles quittent le mouvement.

La première greffe d’utérus vient d’être réalisée en France, à l’hôpital Foch de Suresnes dans les Hauts-de-Seine. Une femme de 34 ans née sans utérus a reçu celui de sa mère, donneuse vivante de 57 ans.

Une femme de 20 ans a été violée à la gare routière de Montigny-le-Bretonneux. La déclaration d’une source proche de l’enquête selon le Parisien a suscité des indignations : il est estimé qu’il s’agit d’une « véritable » affaire de viol car l’agresseur et la femme « ne se connaissaient pas ».

L’université Paris 1 a annoncé (en écriture « inclusive »…) la création d’un master en « études de genre » pour la rentrée 2019. Le programme est disponible.

Dans le monde

Au Texas, aux États-Unis, un législateur républicain a proposé une loi pour rendre l’avortement passible de la peine de mort. L’IVG est de plus en plus inaccessible aux femmes aux États-Unis, en particulier dans les états conservateurs du sud. Parmi les arguments avancés en soutien à la loi, l’avortement a été comparé à un génocide et il a été avancé qu’il « manquait des milliards de dollars aux contribuables », suggérant que les foetus avortés représentent une perte de citoyens imposables.

En Angleterre, une conférence organisée par le Center for Crime and Social Justice pour débattre d’une nouvelle loi sur l’immigration a été annulée car les invités ont été intimidés par des militants transgenres ayant dénoncé leur association avec le CCSJ pour avoir déclaré que les détenus transgenres doivent être séparés des femmes. Les invités ont exprimé la peur d’être associés à des opinions transphobes.

Le East London Women’s Project, un refuge pour femmes géré par l’association St Mungo’s pour les personnes sans-abri, accueille depuis quelques semaines un homme du nom de Mark Addis, qui a passé six mois en prison pour avoir terrorisé la mère de son enfant avec des menaces de mort et en lui envoyant des photos d’un cadavre dans un linceul. À sa sortie, sans-abri, il a obtenu de l’aide de l’association LGBT Stonewall Housing Association en s’identifiant comme une femme, et a été redirigé vers St Mungo’s. Les femmes du foyer, terrorisées par ses « hurlements » et ses « menaces de violences », se sont maintes fois plaintes au personnel, en vain.

Yasaman Aryani et sa mère, Monir Arabshahi, ont été arrêtées en Iran pour avoir distribué des fleurs durant la journée de la femme le 8 mars dernier par opposition au port du voile obligatoire en demandant aux femmes de soutenir leur mouvement. Monir Arabshahi avait publié une vidéo sur Twitter peu après l’arrestation de sa fille. Elle a été arrêtée à son tour peu de temps après. De la même manière, la mère de Masih Alinejad, militante anti-voile ayant fui l’Iran, a été interrogée par les autorités après être entrée en contact avec sa fille, qu’elle n’a pas vue depuis 10 ans.

En Corée du Sud, l’interdiction de l’avortement a été jugée contraire à la Constitution. La cour constitutionnelle réclame la modification de la loi de 1953 qui condamne l’IVG, à l’exemption d’un viol, d’un inceste ou d’un risque pour la mère. Les femmes sont passibles d’un an de prison et d’une amende, les médecins eux, sont passibles de deux ans de prison.

Une jeune femme de 19 ans, Shana Grice, a été assassinée par son ex-compagnon contre qui elle avait porté plainte cinq fois en six mois. La police n’avait pas pris au sérieux ses signalements, allant jusqu’à lui donner une amende pour avoir « fait perdre leur temps » aux forces de l’ordre.

Une allemande, partie rejoindre l’État Islamique en Irak en septembre 2014, est jugée pour la mort d’une fillette yézidie de 5 ans qu’elle et son mari avaient achetée comme esclave. Punie pour avoir uriné au lit, l’enfant a été attachée à l’extérieur un jour de grande chaleur et est morte de soif.

En Autriche, une femme poursuivie pour avoir cassé le nez de son agresseur, qui lui avais mis une main aux fesses lors des célébrations du nouvel an 2019, a bénéficié d’un non-lieu. La justice a estimé qu’elle avait agi par légitime défense.