Décathlon retire ses hijabs de la vente, un journaliste du Monde accusé de harcèlement sexuel, les algériennes dénoncent le port du voile, Google autorise une application pour traquer les saoudiennes

En France

La marque de sport Decathlon a suscité l’outrage en lançant une campagne de ventes de hijab pour courir. La marque a depuis retiré ses produits, « jusqu’à nouvel ordre ».

À l’approche de la journée mondiale des femmes le 8 mars, plusieurs personnalités ont signé une tribune en faveur d’un féminisme laïque et universaliste en opposition au mouvement décolonial.

Un journaliste du Monde est accusé de violences psychologiques et de harcèlement sexuel par huit femmes. Le concerné a été suspendu par la rédaction et une enquête interne a été ouverte.

Après sa blague sur le plateau de TPMP relatant une scène de viol brutale, Jean-Marie Bigard a vu sa tournée estivale dans le Var annulée par les organisateurs. Il a perdu quarante-neuf dates de spectacle.

Dans C l’hebdo sur France 5, face à Zineb El Rhazoui, le député Aurélien Taché de LRM a refusé de dénoncer le voilement des fillettes qu’il a comparé au port de serre-tête en l’assimilant au catholicisme.

Tariq Ramadan a décidé de porter plainte contre ses trois accusatrices françaises alors qu’il fait toujours l’objet d’une enquête pour viols.

L’antenne strasbourgeoise d’Osez le Féminisme a dénoncé un bar à cocktails dont les boissons portent des noms pornographiques à caractère sadomasochiste. Y figurent des termes comme « sodomie sans relâche », « esclave sexuel forcé à sucer » ou « punie par deux bites ».

Dans le monde

La joueuse de tennis Martina Navrátilová a créé la controverse en dénonçant l’inclusion des femmes transgenres dans le sport féminin sur la base de l’auto-déterminisme dans un article pour le Times. Elle a été contrainte de s’excuser pour avoir utilisé le terme « tricher ».

En Algérie, des femmes font campagne contre le port du voile. Le combat s’inscrit dans la campagne de plus grande ampleur #FreeFromHijab sur Twitter, qui avait vu le jour par opposition à une campagne de célébration du voile sous le hashtag #HijabDay. En Algérie, si le port du voile n’est pas une obligation légale, les femmes y sont contraintes par une forte pression culturelle.

En Indonésie, dans la province d’Aceh où la charia est appliquée, six couples ont reçu des coups de fouet en public pour avoir eu des relations extra-conjugales. Dans la vidéo de la punition diffusée sur les réseaux sociaux, deux femmes sont filmées marchant avec difficulté après avoir été fouettées.

En Argentine, une fillette de 11 ans a été violée par le mari de sa grand-mère. La procédure d’avortement demandé par la mère a été retardé de sept semaines et la fillette a dû subir une césarienne dans une tentative de mettre au monde le foetus de cinq mois. L’organisation féministe NiUnaMenos a dénoncé l’État, dont le gouvernement de la province où se sont déroulés les faits a argué avoir mis en oeuvre « les procédures nécessaires pour sauver les deux vies ».

Un tribunal canadien a autorisé le traitement hormonal d’une adolescente de 14 ans contre la volonté de son père, décrétant au passage que « mégenrer » la jeune fille ou utiliser son nom de naissance constituerait de la « violence familiale ».

Miranda Yardley, un transsexuel militant contre les dérives du mouvement transgenre, a été attaqué en justice pour « crime de haine » par Helen Islan, membre de l’association Mermaids au Royaume-Uni, qui milite pour faciliter le changement de sexe chez les enfants. C’est la première affaire de « crime transphobe » portée en justice dans le pays. Islan a accusé Yardley de harcèlement mais l’affaire a été classée sans suite pour manque de preuves.

Absher, une application créée par le gouvernement saoudien et utilisée par les hommes pour traquer les femmes saoudiennes, est disponible sur Androïd. Si Apple n’a pas encore commenté, Google a déclaré que l’application ne violait pas leurs conditions d’utilisation.

Le Guardian rapporte qu’au Congo, des femmes pourraient être contraintes d’accorder des faveurs sexuelles en échange du vaccin contre Ebola. Une étude est en cours.